Optimiser sa Facturation et sa Trésorerie: Guide pour Entrepreneurs

Illustration de la bonne structuration de la facturation pour améliorer la trésorerie des PME du BTP.
La trésorerie, c’est le nerf de la guerre pour toute entreprise. Un retard de paiement, une charge imprévue, une mauvaise anticipation… et c’est tout votre équilibre financier qui vacille. Pourtant, avec les bonnes pratiques et les bons outils, il est possible d’éviter les tensions de trésorerie et d’assurer une croissance sereine. Dans cet article, nous vous donnons les clés pour une gestion optimale : solutions de financement, erreurs à éviter, et bien plus encore… Que vous soyez dirigeant de PME, comptable ou responsable financier, ces conseils concrets vous aideront à reprendre le contrôle de vos finances et à piloter votre activité avec sérénité. 🚀 🔎 Prêt à optimiser votre trésorerie ? Découvrez les meilleures stratégies dès maintenant !

Sommaire

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Introduction

Une entreprise peut être rentable sur le papier et pourtant se retrouver en difficulté financière. La raison ? Une trésorerie mal gérée.

Entre retards de règlement, charges imprévues et accès limité aux financements, les PME font face à un véritable défi au quotidien. Sans une gestion rigoureuse, la société risque de cumuler les dettes. Prévenir les entrées et sorties d’argent, optimiser les flux de trésorerie et sécuriser des financements adaptés sont autant de leviers essentiels pour assurer la stabilité et la croissance d’une entreprise.

Dans cet article, nous verrons comment structurer un plan de trésorerie efficace, quelles solutions existent pour améliorer la gestion budgétaire et quelles erreurs éviter pour garantir une trésorerie saine et durable. 

1. Qu’est-ce que la trésorerie d’une entreprise ?

1.1. Définition et rôle de la trésorerie

La trésorerie représente l’ensemble des liquidités dont dispose une entreprise à un instant donné. Elle inclut l’argent disponible en caisse et en banque, ainsi que les encaissements en attente.

Contrairement au bénéfice comptable, qui reflète la rentabilité à long terme, la trésorerie permet de gérer les flux financiers quotidiens et d’assurer la pérennité de l’activité.

Un excédent de trésorerie permet d’investir et de sécuriser l’avenir. À l’inverse, une trésorerie négative peut rapidement entraîner des retards de règlements, des frais de banque élevés et, dans les cas les plus critiques, une cessation d’activité.

1.2. Pourquoi une bonne gestion est essentielle

De nombreuses PME sous-estiment l’importance d’un suivi rigoureux de leur trésorerie. Pourtant, 36 % des faillites en France sont dues à des problèmes de liquidités (source : Banque de France). Et pour cause, 62 % des PME connaissent des retards de versement des sommes dues, impactant directement leur trésorerie (Source : Observatoire des délais de paiement, 2023).

Pour bénéficier d’une trésorerie saine, il y a quelques règles de base :

✅ Assurer l’acquittement des charges fixes (salaires, loyers, fournisseurs).

✅ Devancer les besoins en financement et éviter les découverts.

✅ Favoriser des délais de règlement courts et améliorer la rentabilité.

1.3. Les principaux indicateurs de trésorerie à suivre

Pour piloter efficacement sa trésorerie, il est essentiel de surveiller plusieurs indicateurs clés :

  1. Solde de trésorerie : Montant disponible après encaissements et paiements.
  2. Flux de trésorerie : Différence entre les entrées et sorties d’argent sur une période donnée.
  3. Besoin en Fonds de Roulement (BFR) : Dépend des délais de versement des clients et fournisseurs. Par exemple, une PME du bâtiment qui doit avancer l’achat de matériaux avant d’être payée par ses clients, risque de voir son BFR augmenter, mettant en péril sa trésorerie. Dans ce cas, il serait judicieux d’établir une ligne budgétaire dédiée aux achats stratégiques.

Exemple / Étude de cas

📌 Contexte et problématique : En 2021, une PME du secteur du bâtiment, spécialisée dans la rénovation énergétique, a subi une crise de trésorerie majeure. L’origine ? Des retards de versements cumulés de plusieurs clients, totalisant 180 000 €. Faute de fonds suffisants pour payer ses fournisseurs, l’entreprise a dû geler ses projets, entraînant une perte de 40 % de son chiffre d’affaires annuel.

🎯 Solution mise en place :

  1. Négociation de paiements en plusieurs échéances avec les fournisseurs.
  2. Mise en place d’un affacturage pour obtenir rapidement de la liquidité.
  3. Relance systématique des factures impayées via un logiciel de gestion (WHY Manager®).

🔎 Résultat : En moins de 6 mois, la société a stabilisé sa trésorerie et repris son quotidien normalement.

2. Les défis de la gestion de trésorerie pour les PME

2.1. Délais de paiement clients et fournisseurs

En France, les délais de règlement moyens sont de 43 jours pour les clients et 51 jours pour les fournisseurs (Source : Banque de France, 2023). Mais certaines sociétés se retrouvent à attendre jusqu’à 90 jours avant d’être réglées. Et pour cause, 25 % des PME subissent des retards de paiement supérieurs à 60 jours, mettant en péril leur trésorerie.

Comment réduire ce risque ?

✅ Facturer rapidement et envoyer des relances automatiques.

✅ Négocier des acomptes sur les gros projets.

✅ Mettre en place des pénalités de retard dans les contrats.

✅ Proposer des escomptes pour paiement anticipé. 

✅ Utiliser des modes de règlement plus rapides (prélèvement SEPA, cartes de crédit).

2.2. Création d’un tableau de trésorerie

D’après une étude menée par Bpifrance en 2022, 82 % des PME ne tiennent pas de tableau de trésorerie prévisionnel. Pourtant, il s’agit d’un outil essentiel pour prévenir les besoins à venir. Malheureusement, la non utilisation de cette méthode à pour conséquences d’augmenter le risque de tensions pécuniaires.

A savoir que ce bilan doit inclure :

Les encaissements prévus (versements des clients, subventions, crédits).

Les décaissements (loyers, salaires, impôts, achats).

Un solde prévisionnel pour éviter les découverts.

💡Nos conseils : Une bonne pratique consiste à créer une ligne de trésorerie spécifique pour chaque poste clé (charges fixes, investissements, imprévus) afin de mieux anticiper les fluctuations et ajuster les décisions financières.

2.3. Anticipation des sommes encaissées & décaissées

Conseils pratiques : 

  1. Mettre en place des facturations récurrentes automatisées.
  2. Éviter les grosses dépenses en fin de mois.
  3. Reporter certaines charges en cas de besoin.
  4. Utiliser un outil adapté comme l’ERP WHY Manager® ou le logiciel WHY Efficience® pour suivre sa trésorerie en temps réel et anticiper les fluctuations. Ces logiciels permettent également de générer des tableaux de trésorerie prévisionnel et d’automatiser leur mise à jour au fil des transactions.

Exemple / Étude de cas

📌 Contexte et problématique : Une start-up e-commerce a vu sa trésorerie chuter à cause de délais de paiement fournisseurs trop courts (30 jours) et délais clients trop longs (60 jours). Cela a créé un déséquilibre budgetaire, l’empêchant de renouveler son stock à temp

🎯 Solution mise en place :

  1. Mise en place d’un escompte pour paiement anticipé auprès des clients (-2 % sur la facture si payée sous 10 jours).
  2. Renégociation des délais fournisseurs de 30 à 45 jours pour équilibrer les flux financiers.
  3. Utilisation d’un tableau de trésorerie prévisionnel pour devancer les besoins avec une ligne dédiée aux stocks et aux achats pour éviter les ruptures de trésorerie.
  4. Affectation d’un placement de trésorerie court terme pour générer un rendement sur les excédents sans immobiliser le capital.

🔎 Résultat : En ajustant son cycle de paiement, la start-up a amélioré son BFR (Besoin en Fonds de Roulement) de 20 %, réduisant ainsi ses tensions de trésorerie.

3. Trouver des financements pour améliorer sa trésorerie

Obtenir un financement adapté est crucial pour assurer la pérennité et le développement d’une PME. Pour se faire, plusieurs options existent, chacune répondant à des besoins spécifiques

3.1. Crédit bancaire

Le crédit bancaire est idéal pour financer des projets à long terme (investissements matériels, développement, acquisition). Les taux d’intérêt varient en fonction des conditions de marché, généralement entre 3 % et 6 % pour les PME.

En 2023, 55 % des PME ont sollicité un financement bancaire pour des raisons de trésorerie (Source : Bpifrance). Parmi ces demandes, 84 % des PME ont obtenu entre 75 % et 100 % des montants demandés. Selon l’INSEE, 16 % des PME ont reçu moins de 75 % du financement souhaité, ou ce sont vu refuser leur demande de prêt.

Ainsi, bien que la majorité des PME obtiennent le financement souhaité, une proportion notable rencontre des difficultés à obtenir l’intégralité des montants demandés. A savoir que 40 % des refus de prêt sont dus à une mauvaise gestion de trésorerie antérieure.

3.2. Affacturage

Cette solution permet d’obtenir du cash immédiat en cédant ses factures à un organisme financier (le factor).

Plus précisément, l’affacturage permet de récupérer jusqu’à 90 % de la valeur des créances en quelques jours, avec des frais variant entre 0,5 % et 3 % du montant cédé.

A noter que environ 30 % des PME utilisent l’affacturage comme levier de financement à court terme.

Finalement, le factoring (comme on l’appel aussi), représente une solution particulièrement adaptée aux sociétés ayant des délais de paiement longs et un besoin de trésorerie rapide.

3.2. Bpifrance & ses dispositifs

Le prêt Atout et le prêt Relance de Bpifrance sont deux dispositifs spécifiquement conçus pour aider les PME à faire face à des besoins de trésorerie ou à financer leur croissance.

  1. Prêt Atout s’adresse aux entreprises rencontrant un besoin ponctuel d’argent disponible, et peut aller jusqu’à 5 millions d’euros pour les PME.
  2. Prêt Relance, mis en place après la crise du Covid-19, permet de renforcer les fonds propres des sociétés fragilisées ou en expansion.

En 2022, plus de 100 000 sociétés ont bénéficié d’un financement Bpifrance, représentant un total de plus de 20 milliards d’euros de prêts accordés.

3.3. Subventions et aides publiques en France

Les subventions et aides publiques représentent une opportunité précieuse pour les PME, mais restent encore sous-exploitées par manque d’information, de ressources ou de temps pour monter les dossiers. Ces dispositifs sont pourtant essentiels pour soutenir la trésorerie, financer des investissements, ou encore accompagner des projets d’innovation et de transition écologique.

A l’heure actuelle, le gouvernement propose 3 principaux dispositifs de soutien financier :

  1. France 2030 : Un programme doté de 54 milliards d’euros pour soutenir l’innovation et la compétitivité des sociétés françaises, en particulier dans l’industrie et la transition énergétique.
  2. Le Crédit d’Impôt Recherche (CIR) et le Crédit d’Impôt Innovation (CII) : Permettent de récupérer jusqu’à 30 % des dépenses de R&D et 20 % des dépenses d’innovation sous forme de crédit d’impôt.
  3. Le plan de résilience : Aide les sociétés touchées par la hausse des prix de l’énergie avec des subventions spécifiques pour alléger leurs coûts.

3.4. Autres financements

Pour finir, il existe également des subventions régionales,  des aides sectorielles et des financements européens.

Voici une liste de sources fiables afin vous permettre de prendre le choix le plus adapté :

  1. Portail des aides publiques aux entreprises : Ce site officiel recense plus de 2 000 aides financières disponibles, classées par besoin, zone géographique ou secteur d’activité.

  2. Les-aides.fr : Géré par le réseau des Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI), ce site offre une base de données exhaustive sur les aides publiques de soutien à l’économie.

  3. Subventions.fr : Un site d’information public et gratuit qui permet de connaître tous les dispositifs financiers publics proposés aux sociétés, associations et particuliers.

  4. Base nationale des aides publiques aux entreprises : Gérée par Bpifrance Création, cette application vous permet de découvrir les aides régionales et locales auxquelles vous pouvez prétendre en fonction de votre projet et de votre lieu d’implantation.

  5. Fonds européen de développement régional (FEDER) : Pour des informations spécifiques sur les financements européens, le site « Europe en France » détaille les programmes du FEDER et les démarches pour en bénéficier.

Exemple / Étude de cas

📌 Contexte et problématique : Une entreprise de logistique ayant un besoin urgent de 50 000 € pour acheter du matériel a essuyé un refus de la banque faute d’une prévision financière solide.

🎯 Solution mise en place :

  1. Utilisation de l’affacturage pour obtenir de la liquidité immédiatement sur ses factures en attente.
  2. Mise en place d’un prêt participatif via une plateforme de crowdfunding (ex : October).
  3. Réduction des dépenses non essentielles et optimisation du stock pour libérer des fonds.

🔎 Résultat : L’entreprise a pu acheter son matériel en moins de 30 jours, sans recourir à un crédit traditionnel.

4. Gérer efficacement les excédents de trésorerie

Les excédents de trésorerie doivent être placés intelligemment pour maximiser leur rendement tout en garantissant un accès rapide aux fonds en cas de besoin.

4.1. Les placements à court terme & peu risqués

  1. Les SICAV monétaires (Sociétés d’Investissement à Capital Variable monétaire) : Ils font partie des Organismes de Placement Collectif (OPC). Ces fonds d’investissement sécurisés sont investis principalement en obligations et en bons du Trésor. Rendement moyen entre 2 % et 3 % par an.
  2. Comptes à terme : Dépôts rémunérés à taux fixe sur une durée déterminée (3 mois à 2 ans). Rendement moyen entre 2,5 % et 4 % en fonction de la durée et du montant placé.
  3. Livrets d’épargne professionnels : Ils peuvent offrir un rendement plus intéressant qu’un compte courant (1 % à 2,5 %).
  4. Fonds de trésorerie d’entreprise : Solutions proposées par des banques et assurances pour améliorer la gestion de liquidités avec une faible prise de risque.

4.2. Une optique de diversification des placements :

  1. Investir une partie des excédents sur des obligations d’entreprises ou des SCPI de rendement pour capter un rendement légèrement supérieur (4 % à 6 %).
  2. Adapter la répartition des liquidités en fonction des besoins de l’entreprise : 50 % en placements liquides, 30 % en obligations court terme, 20 % en supports diversifiés.

Une bonne gestion des excédents de trésorerie permet d’optimiser les rendements sans compromettre la capacité de l’entreprise à faire face à ses besoins à court terme.

🔎 Certaines sociétés choisissent également de placer une ligne budgétaire dédiée aux excédents de trésorerie pour financer de futurs investissements sans impacter le fonds de roulement.

5. Conseils et erreurs à éviter

5.1. Stratégies pour maintenir une trésorerie saine

✅ Vérifier ses comptes en banque chaque semaine.

✅ Si vous un excédent de trésorerie, affectez le à un placement adapté.

✅ Sécuriser un matelas de trésorerie équivalent à 3 mois de charges fixes.

✅ Faire le choix de privilégier un financement progressif plutôt qu’un investissement massif en début d’activité.

✅ Suivre l’ensemble des paiements entrants et sortants.

✅ Tenir un tableau de trésorerie prévisionnel.

✅ Utiliser un outil de gestion tel que l’ERP WHY Manager® ou le logiciel WHY Efficience® pour suivre sa trésorerie en temps réel et prévenir les fluctuations.

❌ Attention à ne pas sous-estimer l’impact des périodes creuses sur les rentrées d’argent.

❌ Ne pas attendre la dernière minute pour chercher un financement.

❌ Évitez d’immobiliser l’intégralité des excédents de trésorerie dans un placement à long terme, au risque de manquer de ressources en cas d’imprévus.

Exemple / Étude de cas

📌 Contexte et problématique : En 2020, une PME spécialisée dans l’événementiel a fait faillite après seulement 18 mois d’existence.

La raison ? Une mauvaise gestion des flux de trésorerie et un manque d’anticipation des charges fixes. En effet, l’entreprise n’avait pas anticipé ses dépenses marketing, entraînant un épuisement rapide de sa trésorerie.

De la sorte, la société a brûlé son capital trop rapidement, et lorsqu’elle a dû faire face à une période creuse, elle n’avait aucune réserve financière.

Conclusion 

La trésorerie est bien plus qu’un simple suivi des finances, c’est un levier stratégique pour assurer la pérennité et la croissance d’une PME. Une gestion proactive, des outils adaptés et une anticipation des flux financiers permettent d’éviter de crouler sous les dettes.

D’autre part, n’hésitez pas à optimiser les délais de paiement en négociant avec clients et fournisseurs, et à recourir aux financements alternatifs si besoin (affacturage, crowdfunding). 

FAQ | Trésorerie d'entreprise

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Photo Ophélie Nicoux | Whysoft Group
Ophélie NICOUX

Ophélie et responsable Marketing chez WhySoft Group Titulaire d'un Master en Marketing à l'IAE de Lille